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15/10/2012

Seraphim

Le claquement de la ceinture sur sa taille de jeune frelon. Oui, c'est ça, finit ton strip inversé pour le plaisir de mes yeux encore mi-clos.

Certains corps à corps trop prolongés sont comme un shoot d'héroïne. Faut que je me désintoxique. Je meurs d'envie d'allumer une cigarette mais

je retiens mon souffle.

Il a l'ardeur d'un hardeur mais je lui décernerai le label HPG plutôt que le Siffredi. Quelque chose de moins mécanique, un supplément d'âme.

Une envie de fuir, tout à coup. Mince, c'est vrai, je suis chez moi, dans mon lit, et c'est lui qui s'en va.

Mixture de sentiments paradoxale : j'ai tout autant envie de prolonger l'instant que l'abréger. Une coupure nette et sans bavures, chirurgicale, au laser.

Vite vite, repasse-moi le film de tes longues jambes englouties par ton taille basse. Rejoue la scène de ton torse 

imberbe sur tombé de rideau d'un T-shirt ajusté au millimètre.

Certains corps ont le goût du chaos, d'autres sont marqués au nombre d'or. Un joli petit lot de chez Donatello. Ceux de chez Buonarotti sont trop massifs, écrasants. Mais les Donatello ont le sens de l'élévation, ils ont la grâce des Anges.

L'éclair vert de ses yeux. Un séraphin. Brûlant et venimeux.

Le claquement de la porte que je referme un peu trop fort. Elle a le goût et l'odeur d'un clap de fin.

Je me regarde dans la glace : une rôdeuse de chez Rodin, une mariole de chez Mayol ?

Quelque chose comme ça.

Je me repasse les dernières minutes au ralenti. Virtuellement et postérieurement, elles sont encore plus douces et plus amères. 

J'allume une cigarette et me prépare à la prochaine projection de mon cinéma permanent.

Open All Night, Nickel Odeon...