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28/03/2010

ERIC ZEMMOUR : ETRE SUBVERSIF OU NE PAS ETRE, TELLE EST LA QUESTION


Il y a toujours eu, chez certains supposés intellectuels français, la tentation de prendre la posture détachée de celui qui se situe au-dessus de la mêlée et contemple le monde avec objectivité et étonnement mêlés ; ou bien d'être le penseur ni droit ni gauche, cynique et bien senti qui dispense, du haut de son petit nuage de fumée anxyogène ses foudres de petit Zeus à la petite semaine.

Eric Zemmour est de ceux-ci. Je dirais même qu'il hésite encore entre la Subversion d'Opérette et les Oripeaux du Sophiste.

Il a dû baigner, enfant, dans une mixture de Vialatte, aromatisée d'Aron, poivrée de Barrès, parfumée de Rebatet, et liée à la sauce Dutourd. (Je mélange volontiers paisibles chroniqueurs et agités du bulbe, pour démontrer par là même le conflit cornélien qui agite notre tête pensante appointée par le PAF)

Eric Zemmour est, rendons-lui cet honneur, un homme doté d'un esprit brillant et d'une certaine érudition. Comme la plupart des enfants doués de raison, issus d'une classe plus que moyenne, il avait le choix entre l'activisme bobo EducNat et l'entrée en Lice dans le monde Lisse des Médits-Aaaaah (!)

(Pour cette raison, et peut-être pour d'autres, je reconnais en quelque sorte mon propre parcours, bien que n'ayant jamais cédé à de quelconques sirènes de ce qu'Huxley appelait la Déesse Chienne)

Eric bifurque ensuite en toute logique tantôt vers les feuilles de chou crypto-nationalistes, tantôt vers les pétales de rose pseudo-libertaires. Il forgera ainsi son sens de l'invective et de la mal pensance...

Dans l'absolu, on ne saurait le lui reprocher. Chacun en ce moment se fraye comme il peut un chemin dans cette broussaille idéologique, ce maquis Center Parks que d'aucuns voudraient nous faire passer pour le terrain de jeu ultime de la Liberté de Penser.

Mais permettez-moi de préférer Vialatte, son humour, son esprit, qui firent tant d'honneur à la Langue Française.

Permettez-moi de vomir le Misogyne inculte, qui méconnaît jusqu'à la lie ce qu'a été réellement la condition des femmes, qui de tous temps, furent les prolétaires les plus asservies du monde du Travail, et non, comme voudraient nous le faire croire quelques Poltergeist pétainistes, la "gardienne du foyer" et de "l'éducation des enfants". (mais je laisse cela, j'y reviendrai un jour, ou même tout à l'heure qui sait...)

Et je reviens à la "pensée" zemmourienne.

"Cher Eric,

La subversion présuppose la faculté de nier la pseudo-réalité que le pouvoir en place nous impose.

La Globalisation n'existe pas. La Crise non plus. Ce sont des leurres que l'on nous agite sous les yeux en permanence afin que nous ne regagnions jamais notre terrier mental, afin que nous ne nous posions jamais les bonnes questions.

Il n'y a pas de Globalisation. Ce mot suppose que notre monde économique évolue de la Micro vers la Macro. Que les frontières s'ouvrent peu à peu. Que le Local s'efface au profit du Global.

C'est une erreur grave d'appréciation. Cette illusion vient du fait que nous percevons aujourd'hui cette économie Globale (qui le fut toujours... cf. IBM et l'Allemagne nazie AU HASARD...) qu'à travers le prisme médiatique qui nous la révèle enfin. Mais hélas, les représentants appointés des médias, au lieu de nous dire : "voyez, grâce à nous, vous connaissez enfin la Vérité du Monde qui a toujours tourné à coups de liaisons extra-conjugales, où vous, votants et contribuables avez joué en permanence le rôle du cocu" nous FONT PASSER CECI POUR UN PHENOMENE D'ACTUALITÉ.

Quelle farce ! et toi, Eric, tu y plonges tête baissée. Hier, sur LCI, tu nous disais encore que la Globalisation était inévitable. Pauvre nouille ! Elle est de toute éternité. Depuis que l'homme a des jambes et de quoi se déplacer suffisamment loin pour rencontrer d'autres tribus et échanger avec elles qui de l'Or qui des Esclaves.

C'est pour cette raison, entre autres, que tu ne seras jamais un subversif, Eric. Juste un brillant cerveau garotté par le flot de neuroleptiques idéologiques qu'on a dû t'injecter à Valeurs Actuelles et à Marianne (ces deux rebuts du journalisme en prennent également pour leur grade, ils ne sont que les deux versions de l'Alternative : Libéral ou Libéral ?)

Quant au reste, tes idées sur les Noirs et les Arabes ! Permets-moi de te dire qu'une fois de plus tu joues le jeu, en incarnant un pseudo contre-pouvoir. Tant que les pauvres s'entre-déchireront pour des questions de races et de religions, tout en haut, les Crabes continueront leur Pince-Fesses et leur Partouze Financière à qui mieux mieux.

Car, tout comme il faut des méchants Arabes pour faire peur à Germaine qui vote FN, il faut aussi des méchants Français pour faire peur à Baptiste qui vote Socialiste.

Allez, Eric, je te laisse jouer avec tes Playmobil politiques et en parlant de cela, je me demande encore quels sont tes mobiles...

Me répondras-tu ?

Et c'est ainsi qu'Allah est grand..."