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21/01/2010

LA FILLE QUI NE DORT JAMAIS

« La fille qui ne dort jamais
Va au lit quand elle s'éveille
Quand ce corps qui la frôle
Lui montre la voie du salut
Elle repose sa bouteille vide
Lance à la compagnie
Un au revoir et à bientôt
Elle suit l'inconnu d'un pas titubant
Elle se plonge dans ces délices
Qui font si mal quand ils s'arrêtent
La fille qui ne dort jamais
Ferme les yeux et murmure à qui veut l'entendre
Encore et encore ne t'arrête pas
Empêche-moi de vivre mes rêves
Empêche-moi de voir mes cauchemars devenir réalité
Evite-moi le souvenir des belles années
Puis elle se tait se laisse faire
Et repart vers d'autres plaisirs mal partagés
La fille qui ne dort jamais
Lève son verre elle est assise
Au milieu des garçons qui l'admirent
A chacun son tour tout le monde en aura
Ils boivent le verre de l'amitié
Enfin d'une amitié qui ne dit pas son nom
Puis elle désigne d'un doigt tremblant
Celui qui la suivra pour cette fois
Elle plonge avec lui dans les draps
Elle le rassure il est beau il est fort
Il est le meilleur elle n'en connaîtra plus d'autres
Puis elle repart vers la nuit
Refaire une tournée du quartier
Bonsoir à la compagnie
Buvons encore et encore
La fille qui ne dort jamais
Va au lit quand elle s'éveille... »


22:47 Publié dans Lyriques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fille, ville, amour, hommes

11/01/2010

OIE BLANCHE

Elle vit son mari flirter avec la donzelle. Elle n'en prit pas ombrage. Satisfaite du spectacle ou plutôt de ce qui allait suivre. L'âge venant, la certitude toujours chevillée au corps, d'être la seule, l'unique, il lui fallait un excitant, un piment fortifiant ses dernières belles années. Son mari savait toujours lui faire plaisir comme elle le désirait, il y trouvait lui même la satisfaction de savoir qu'il pouvait encore plaire.

Elle s'approcha du couple enlacé aux lèvres frôlantes et caressantes. Elle prit l'air faussement offusqué...
La donzelle se tourna vers elle, triomphante, s'attendant à un torrent de larmes, une forêt d'injures...
Elle en fut pour ses frais, c'est elle qui paya l'addition, un zeste de mépris en guise de pourboire...

"Alors ma belle ? tu penses avoir gagné ? Tu penses que la vieille doit s'effacer au profit de la plus jeune ? Tu ne connais rien de la vie ni des hommes, et surtout de celui-ci, de celui qui te tient dans ses bras ? Tu penses avoir gagné son coeur ? Allons, au mieux, tu peux avoir sa queue. Car tu n'es qu'un trou, un trou pour lui. Un joli trou, comme sur un parcours de golf, le joli green, bien lisse, bien frais, dans lequel on peut putter tranquille... certes mais après ? tu espères quoi d'autre ?
Son coeur ? allons allons ? Son coeur n'est plus à prendre. Il est là, dans mes mains... Ce qu'il aime chez moi, tu ne l'as pas, tu ne l'auras jamais. Tu ne peux pas lutter contre moi sur un certain terrain... Sais tu que si je le voulais, si je lui demandais de te donner à moi, il te donnerait sans hésitation. Parce qu'il le fait pour moi. Parce qu'il le fait pour nous. Souvent, un vieux couple, pour faire un beau voyage, s'achète une belle voiture, loue de belles chambres d'hôtel, part sur un beau bateau. Tu n'es rien de plus pour nous, tiens te le pour dit. Tu n'es rien... Chéri ? on rentre ? cette fille m'ennuie, son arrogance m'ennuie, son triomphalisme m'ennuie. "

La donzelle reste seule. Elle se consolera... Pour l'instant ce n'est qu'une oie blanche. Un peu d'écume au bord des lèvres, et quelques larmes au bord des yeux. Du dépit, de l'amertume, un point c'est tout.

19:55 Publié dans Bref | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fille, couple, amour, sexe