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09/02/2013

EGREGORES

Vous êtes la Vermine

De gigantesques corps

Les parasites

Des maîtres de la Mort

14:44 Publié dans Lapidaires | Lien permanent | Commentaires (1)

15/10/2012

Seraphim

Le claquement de la ceinture sur sa taille de jeune frelon. Oui, c'est ça, finit ton strip inversé pour le plaisir de mes yeux encore mi-clos.

Certains corps à corps trop prolongés sont comme un shoot d'héroïne. Faut que je me désintoxique. Je meurs d'envie d'allumer une cigarette mais

je retiens mon souffle.

Il a l'ardeur d'un hardeur mais je lui décernerai le label HPG plutôt que le Siffredi. Quelque chose de moins mécanique, un supplément d'âme.

Une envie de fuir, tout à coup. Mince, c'est vrai, je suis chez moi, dans mon lit, et c'est lui qui s'en va.

Mixture de sentiments paradoxale : j'ai tout autant envie de prolonger l'instant que l'abréger. Une coupure nette et sans bavures, chirurgicale, au laser.

Vite vite, repasse-moi le film de tes longues jambes englouties par ton taille basse. Rejoue la scène de ton torse 

imberbe sur tombé de rideau d'un T-shirt ajusté au millimètre.

Certains corps ont le goût du chaos, d'autres sont marqués au nombre d'or. Un joli petit lot de chez Donatello. Ceux de chez Buonarotti sont trop massifs, écrasants. Mais les Donatello ont le sens de l'élévation, ils ont la grâce des Anges.

L'éclair vert de ses yeux. Un séraphin. Brûlant et venimeux.

Le claquement de la porte que je referme un peu trop fort. Elle a le goût et l'odeur d'un clap de fin.

Je me regarde dans la glace : une rôdeuse de chez Rodin, une mariole de chez Mayol ?

Quelque chose comme ça.

Je me repasse les dernières minutes au ralenti. Virtuellement et postérieurement, elles sont encore plus douces et plus amères. 

J'allume une cigarette et me prépare à la prochaine projection de mon cinéma permanent.

Open All Night, Nickel Odeon...

14/10/2012

Sister Adrenaline

Je me crasherai encore et encore

Parce que c'est bien mieux que le vol de croisière

Je me clasherai encore et encore 

Parce que c'est bien mieux que la paix éternelle

 

Parce que les désastres ont la couleur des astres

Parce que la vie m'ennuie lorsque s'éteint la nuit

Parce que je n'écris que si je crie

Et que je taille mon destin à la veine qui saigne

 

Je me planterai encore et encore

Parce que c'est bien mieux que l'état végétatif

Je me tromperai encore et encore

Parce que c'est bien mieux que l'absolue vérité

 

Parce que les désastres ont la couleur des astres

Parce que la vie m'ennuie lorsque s'éteint la nuit

Parce que je n'écris que si je crie

Et que je taille mon destin à la veine qui saigne