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15/10/2012

Seraphim

Le claquement de la ceinture sur sa taille de jeune frelon. Oui, c'est ça, finit ton strip inversé pour le plaisir de mes yeux encore mi-clos.

Certains corps à corps trop prolongés sont comme un shoot d'héroïne. Faut que je me désintoxique. Je meurs d'envie d'allumer une cigarette mais

je retiens mon souffle.

Il a l'ardeur d'un hardeur mais je lui décernerai le label HPG plutôt que le Siffredi. Quelque chose de moins mécanique, un supplément d'âme.

Une envie de fuir, tout à coup. Mince, c'est vrai, je suis chez moi, dans mon lit, et c'est lui qui s'en va.

Mixture de sentiments paradoxale : j'ai tout autant envie de prolonger l'instant que l'abréger. Une coupure nette et sans bavures, chirurgicale, au laser.

Vite vite, repasse-moi le film de tes longues jambes englouties par ton taille basse. Rejoue la scène de ton torse 

imberbe sur tombé de rideau d'un T-shirt ajusté au millimètre.

Certains corps ont le goût du chaos, d'autres sont marqués au nombre d'or. Un joli petit lot de chez Donatello. Ceux de chez Buonarotti sont trop massifs, écrasants. Mais les Donatello ont le sens de l'élévation, ils ont la grâce des Anges.

L'éclair vert de ses yeux. Un séraphin. Brûlant et venimeux.

Le claquement de la porte que je referme un peu trop fort. Elle a le goût et l'odeur d'un clap de fin.

Je me regarde dans la glace : une rôdeuse de chez Rodin, une mariole de chez Mayol ?

Quelque chose comme ça.

Je me repasse les dernières minutes au ralenti. Virtuellement et postérieurement, elles sont encore plus douces et plus amères. 

J'allume une cigarette et me prépare à la prochaine projection de mon cinéma permanent.

Open All Night, Nickel Odeon...

04/03/2012

REVISITED ODYSSEUM, REMIX D'OPÉRETTE BAVEUSE BY DAVID GEORGE GUETTA-RIT (épisode 1)

Oui, moi Athéna la casquée décalquée, je me vois encore contrainte de narrer les piteuses aventures du filandreux héros, montées à la Sauce Diable, histoire de donner du piquant à ce qui ne fut qu'une modeste anecdote historique, même pas digne de figurer dans un In Quarto broché d'Ernest Flammarion (le genre d'histoire de revenants qui ferait mieux dans le florilège d'élucubrations grotesques du Camille éponyme Flammarion)... bon je narre je narre mais en pointillés because fatigue littéraire et surnuméraire...

"Or donc l'Ulysse, créateur de l'équestre fourberie s'en repartit faire sa croisière Costa en Méditerranée. L'homme n'était point pressé de rentrer à bon port : ben ouais quoi, la Pénélope, elle avait attendu, elle pouvait bien attendre encore...
Il prit le parti de se livrer à une sorte de rituel sado-maso en Dolby Surround. Le bougre voulait s'enchaîner au mât de misaine pour s'envoyer dans les esgourdes le concerto pour des beuglantes du Detroit de Messine. Qu'il dit : «Y'a qu'les nazes qui se fourrent des bouchons d'oreille dans les concerts de Moto Raide... Fi donc ! envoie du lourd, Ligie ! Balance le gros son Aglaophème ! Kick off the jams Pisinoé ! Fais péter les amplis Thelxiépie ! Wasaaaa !»"

Bon ben hein... je suis fichtrement fatiguée môa !!! Comme une envie de me calter vers l'Olympe me pieuter avec Morphée ou Hypnos, ce sera selon leurs dispos... Next time, vous saurez si Ulysse s'est fait exploser les tympans par les Sirènes...

Zen Ouate ? Finira-t-il en fromage de tête chez Circé la cochonne ?

Finira-t-il par faire tapisserie carpette aux pieds de Pénélope ?

Vous le saurez bien un jour dans un prochain épisode !

Adishatz amis lecteurs !

25/01/2012

EXTASE GUSTATIVE

J'ai un coeur en forme de millefeuille
J'empile les amours roboratives
De la crème pastissière (sic)
Sur mon rouleau de pâtissière
Et puis j'enfourne la plaisante sucrerie
Et défourne la plaisanterie sucrée
De temps j'en détache une feuille
On voit si peu la différence
C'est bien ça l'avantage
De la consommation simultanée
On a toujours quelque croquante mise en bouche
A se mettre sous la dent...