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29/03/2010

FORMULE HEIN ?

Souviens-toi, ma belle, que lorsqu'on est la Reine de la Fête...

Cela ne dure que le temps d'un pétard mouillé, d'une mèche qui fait long feu, d'une baudruche qui se dégonfle avec un bruit obscène...


Cela ne dure que le temps d'entrer-sortir en regardant ailleurs, cela ne dure que le temps d'un va-et-vient sonore sur fond de musique d'ascenseur...


Cela ne dure que le temps de faire Ting Ting dans ton tiroir caisse, et de te rendre une monnaie de singe...


Souviens-toi, ma belle, qu'on n'est l'Elue que le temps d'un mandat impératif...


Que l'Urne du Votant était déjà bourrée, que sa caisse était noire et sentait le formol...


Qu'il convoquait les mortes à donner de la Voix, informulant le Psaume académique et languissant...


Que la Vox Populi Vox Dei se mesure à l'aune des faussaires, des marchands d'acouphènes, des trafiquants de tessitures,


Souviens-toi ma Belle, alors que tu railles celles qui déraillent...


Alors que tu t'aveugles et brailles...


Que poussent déjà quelques épines sur ta Couronne de Miss Tic Tac du Temps qui fuit déjà trop vite....


Que tu gis les bras en croix sur des draps couleur linceul...


Souviens-toi...


Les mots de la fin te viendront aisément...


"Eli, Eli lama sabachtani ?"

Le Manifeste du Parti Gynécétique...

J’ai déjà écrit ma vie avant que de la vivre. Les preuves je les ai. Des dizaines de poèmes plus vaseux les uns que les autres, mal écrits, bourrés de fautes de syntaxes et de rimes pauvres, mais incroyablement vrais, étonnamment prophétiques.
Il y est question d’incapacité d’aimer, de destin tragique, de nombrilisme béat et de dévotion aveugle envers tout ce que la Terre compte de spécimens mâles acceptables.
«Mais pourquoi bourrer de sucre ce qui au fond n’est qu’une histoire de fesses?» me dis-je à chaque fois, lorsque la fin tragique d’une énième relation pseudo amoureuse prend des allures de Titanic lacrymal.
Je me demande souvent pourquoi les hommes prennent tout le temps et le plaisir de me couvrir de miel et d’encens. Font-ils cela avec toutes les femmes, ou suis-je particulièrement bon public?
Mais, quand même, quelle perte de temps! Je parle pour moi, en l’occurrence. Que de temps passé au téléphone, à répondre aux messages nombreux et tous plus onctueux les uns que les autres. Parce que ce temps passé, finalement, ne m’apporte rien. Mieux vaut être culbutée le jour venu, sans préliminaires longuets et épistolaires: le résultat sera le même, une fin de non recevoir, réexpédiée à la destinataire.
Tous les prétextes sont plus imaginatifs les uns que les autres, je pourrais quasiment en faire une Encyclopédie, le Grand Œuvre du Faux-Fuyant et de l’Entourloupette pour Mâle Pressé de décamper.
Je suis de mauvaise foi, bien sûr. Parfois, j’en harponne un et je le tiens tout vif, frétillant au bout de mon arme de chasseresse inexpérimentée. Je le vois gigoter et soudain il perd toute sa saveur.
En ce sens, je suis l’égale des hommes et ce n’est pas pour me déplaire.
Mais comme je déteste ces moments où je suis contrainte de rendre les armes et battre en retraite.
La vie est un combat et mon terrain de jeu est la conquête amoureuse.
J’aime les hommes et balaye incessamment le terrain, en quête d’une nouvelle proie, qui serait, et c’est cela la beauté du jeu: soit mon bourreau, soit ma victime.
Cette incertitude, composée de hasard et de nécessité, est indubitablement ma seule raison d'être.
Enfin... plutôt ma seule raison de non-être... quand je pense à tout ce que j'aurais pu faire et que je n'ai point fait parce que j'ai définitivement braqué ma focale vers le mauvais horizon, celui dont on ne voit jamais rien venir.
J'aurais pu être un éclatant désastre, à l'instar du poète de dix-sept ans, je ne suis même pas.
Certains sont des Has Been, d'autres des Never Been...
...
Et je ne sais que trop à quelle catégorie j'appartiens.

28/03/2010

CAR LA FEMELLE DE L'ESPECE ET CAETERA...



C'est inhumain et pour tout dire fort peu catholique d'être obligée de faire une mise au point de cette ampleur le Jour où Benoît le Seizième agite ses Rameaux sur son parterre d'Ovidés, le Jour où Marseille tout entière se remet -au son galvaudé de la pire Jumperie FM de l'Histoire- de son méga-orgasme footballistique...

Qu'on me permette donc de divulguer instamment le sujet de ma thèse. Elle s'intitule en toute simplicité : "Où il est question du retour des ectoplasmes Pétainistes, de l'inculture de Certain Misogyne médiatiquement fameux au sujet de la féminisation dangereuse de la Virile Société, des contresens permanents concernant l'insertion pernicieuse des Femmes dans le Monde du Travail, bref où il est question de démonter les thèses absurdes d'un certain Monsieur Zemmour, nostalgiques des temps anciens où les femelles grand-bourgeoises portaient froufrous et corsets."

1- FEMINISATION DE LA SOCIETE :
Il suffit d'ouvrir le plus vulgarisant des manuels de Paléontologie pour constater de visu à quel point l'opulence mammaire des Venus de l'époque, obnubilait les sociétés archaïques, à quel point l'Alpha et l'Oméga des Cro-Magnons de service était justement la vénération de la toute puissante Génitrice, véritable objet de culte, devant laquelle la partie phallique de l'Humanité s'inclinait avec humilité et dévotion...

CONTRE-ARGUMENT : on va me dire : "Donc, cela montre à quel point le retour en grâce des valeurs féminines va de pair avec la décadence dangereuse dans laquelle nous sombrons pieds et poings liés !"

REPONSE : Que nenni ! Il n'y a qu'à lorgner du côté du Nabot Corse, ci-devant Imperator auto-proclamé, du côté de sa restauration du Code Romain, pour constater à quel point la négation sociale de l'élément féminin, fut le point de départ d'une catastrophe idéologique qui nous mena de Waterloo, à Sedan, en passant par Verdun, puis Vichy. Plus d'un siècle de mâle domination qui vit la France se complaire dans la pire fange et la pire dégringolade qu'une Nation dite civilisée eût jamais pu connaître.

2- VALEURS FEMININES :
Athenaï, Kali la Noire, Ishtar, Minerve, Yaldabaoth, Tiamat et toutes leurs consoeurs...
Effectivement la mythologie antique regorge de déesses aux douces vertus féminines, aux mols attributs mentaux, suaves et angéliques, elles s'opposent absolument aux valeurs viriles et martiales incarnées par leurs mâles compagnons.
La notion de valeurs féminines ou masculines est totalement idéologique et partiale. Rien dans notre constitution de femme ne nous prédispose à la douceur, à la fragilité. Parce que nous sommes taillées pour enfanter, je dirai même que nos gênes nous prédisposent à l'endurance, à la ténacité, au courage, à la résistance à la douleur, à l'animosité envers tout ennemi potentiel.
"Car la Femelle de l'espèce est plus meurtrière que le Mâle." dixit Rudyard.
Je ne m'enorgueillis pas néanmoins de cette dangerosité potentielle...
Catherine de Russie, Elisabeth 1ère, Cléopatre ou encore Bathory en témoignent. La virilité d'une femelle peut autant faire de dégâts que la virilité d'un mâle.

J'affirme simplement qu'à force de répéter aux femmes qu'elles sont de frêles créatures, on a fini par les en convaincre.

(A ce sujet, il est intéressant de noter que déjà les armées romaines étaient horrifiées par la coutume typique chez les Germains que l'épouse reprenne l'épée du guerrier mort au combat, afin de se battre contre l'armée des Envahisseurs...)

CONTRE-ARGUMENT : On va me dire : "Mais il y a la génétique ! Les femmes sont plus petites, plus grasses, moins puissantes physiquement que les hommes !"

REPONSE : La force et la taille d'un individu sont :
- le fruit de son mode d'alimentation (je suppose qu'on donnait plus souvent de la viande rouge aux rejetons mâles, en d'autres temps et qui sait aujourd'hui encore)
- le produit d'une intoxication idéologique dont j'ai déjà abondamment parlé...

D'autre part, je demande à mon futur adversaire (enfin s'il accepte de se livrer avec moi au pugilat verbal), le ci-devant Citoyen Zemmour, de venir serti d'une armure Tokugawa le jour où il me rencontrera, car je le dépasse d'une bonne tête, je suis âpre au corps-à-corps, d'une force physique supérieure à la norme et totalement armée pour la lutte, qu'elle soit finale ou pas...

3- TRAVAIL FAMILLE PATRIE
Cet infâme triptyque, pendant parfait du KKK teutonique, sous-entend que la femelle se doit de veiller sur le foyer et les chérubins censés préparer la France de demain.
Une femme ne saurait exercer un quelconque métier. (à part péripatéticienne, sinon comment les cyniques et médiatiques chroniqueurs pourraient aller soulager leur mal-être, s'il ne se trouvait cuisse accueillante et gorge compréhensive)

Bien. Alors, que faire des millions de paysannes qui livrèrent leur progéniture à l'auto-élevage vu qu'elles se devaient de biner, moissonner, bêcher et semer autant que les hommes ? (c'est pas moi qui le dit, c'est Millet ou les Très Riches Heures du Duc de Berry, entre autres...)
Que faire des femmes de commerçants se penchant sur la compta de leur bourgeois de mari, aux temps sinistres et obscurantistes d'un lointain Moyen-Age ?
Que faire des misérables ouvrières collant leurs mioches en nourrice pour aller oeuvrer à l'engraissement inique des Capitaines Achab d'Industrie ?

J'arrête parce que cette énumération va finir par m'écoeurer.

Certes, il existait un monde clos et préservé où la Femelle n'aurait su travailler de ses blanches mains et devait se contenter de prier à l'Eglise, produire de l'Héritier en Série, et éventuellement écarter une hospitalière cuisse à son Amant de Passage.... C'est le monde de la Grande-Bourgeoisie et de l'Aristocratie.

ENVOI : J'en conclus donc que mon ami Eric Z. fait preuve d'avant-gardisme moral et idéologique puisqu'il nous propose un monde où la femelle trouverait enfin le repos de la Guerrière, un monde raisonnable de Mâles affranchis qui pourrait enfin connaître son avènement...

AMEN