Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/01/2010

LETTRE MORTE

Pour que cela ne reste pas lettre morte
Main tombante
Froissant l'espace
Pour que cela ne reste pas lettre morte

A trop écrire on peut parfois laisser glisser les mots
A trop en dire on se coupe on s'enlise
Mais le silence
Est le pire de nos maux
A trop se taire on en perd la raison

Pour que cela ne reste pas lettre morte
Doigts glacés
Fendant le vide
Pour que cela ne reste pas lettre morte

A trop se lire on peut parfois faire le pire des aveux
A trop s'entendre on se brise on se lasse
Mais l'ignorance
Est le pire des enjeux
A trop fermer les yeux on en perd le regard

Pour que cela ne reste pas lettre morte
Bras en croix
Fouettant nos corps
Pour que cela ne reste pas lettre morte

A trop sourire on peut parfois se mordre jusqu'au sang
A trop en rire on s'étrangle et l'on crève
Mais la tristesse
Est le pire des néants
A trop pleurer on se perd on s'efface

(20 fev. 2009, 15h55)

11:54 Publié dans Lyriques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : souffrance, lettre

29/01/2010

Litanies et autres félonies au fil de la féline félicité

Chat pistant les étoiles trouées de noir, il ne se passera une heure sans que j'imagine le glissement furtif de l'ombre que tu caches.

Chat plissant les secondes en espace non euclidien, la courbure de ta lame de fond aiguise ma funeste veillée.

Chat tournant le dos en rond, hérissé de principes indémontrables, l'amertume me dompte, à tes lèvres de carnassier faussement domestique.

Chat ourdissant l'assourdissant vacarme qui étrille mes entrailles, ton souffle rauque enrôle la cabote femelle.

Chat fuyant tout discours qui serait discourtois, en nappes embrouillées, tu rechignes à mots couverts de te mettre trop vite à table.

Chat sauvage et perché, la griffe encore trop rétractée, plantée malgré elle, enchâssée, elle me raye, elle m'enraye.... je suis bien attrapée.

16:45 Publié dans Lyriques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : chat, litanie

21/01/2010

LA FILLE QUI NE DORT JAMAIS

« La fille qui ne dort jamais
Va au lit quand elle s'éveille
Quand ce corps qui la frôle
Lui montre la voie du salut
Elle repose sa bouteille vide
Lance à la compagnie
Un au revoir et à bientôt
Elle suit l'inconnu d'un pas titubant
Elle se plonge dans ces délices
Qui font si mal quand ils s'arrêtent
La fille qui ne dort jamais
Ferme les yeux et murmure à qui veut l'entendre
Encore et encore ne t'arrête pas
Empêche-moi de vivre mes rêves
Empêche-moi de voir mes cauchemars devenir réalité
Evite-moi le souvenir des belles années
Puis elle se tait se laisse faire
Et repart vers d'autres plaisirs mal partagés
La fille qui ne dort jamais
Lève son verre elle est assise
Au milieu des garçons qui l'admirent
A chacun son tour tout le monde en aura
Ils boivent le verre de l'amitié
Enfin d'une amitié qui ne dit pas son nom
Puis elle désigne d'un doigt tremblant
Celui qui la suivra pour cette fois
Elle plonge avec lui dans les draps
Elle le rassure il est beau il est fort
Il est le meilleur elle n'en connaîtra plus d'autres
Puis elle repart vers la nuit
Refaire une tournée du quartier
Bonsoir à la compagnie
Buvons encore et encore
La fille qui ne dort jamais
Va au lit quand elle s'éveille... »


22:47 Publié dans Lyriques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fille, ville, amour, hommes