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31/01/2010

NIE TA MERE

Dans ce qui est peut-être son meilleur film, "You can't take it with you", Franck Capra fait dire à l'un de ses personnages de grand-père anarchiste, incarné par Lionel Barrymore, à qui l'on vient de demander pourquoi il ne paye pas ses impôts : "Parce que je n'y crois pas"...

Pour goûter parfaitement à l'humour savoureux de la scène, il faudrait avoir vu le film, mais il est vieux, en noir et blanc et totalement dénué de scènes d'actions, et puis LE Brad Jolie et LA Angelina Pitt étaient pas dispos à ce moment-là, bref... (tant pis pour vous, je viens de trouver la scène sur le Tube)

Ce n'est pas le plus important.

"Parce que je n'y crois pas."

Le personnage s'adresse en l'occurrence au responsable de l'IRS venu collecter manu militari des arriérés de contributions fiscales au domicile de cet individu passablement incivique.

Il n'y croit pas, il ne croit pas que l'administration fiscale ait une existence quelconque, que les sommes ainsi perçues puissent contribuer en quoi que ce soit au bien-être de ses concitoyens.

Et il ne payera pas.

Parce qu'il n'y croit pas.

Enfin, il est sans doute de mauvaise foi et il ne s'agit ici que d'une argumentation par l'absurde, par laquelle l'anarchiste in the USA espère échapper à la gabelle de l'Oncle Sam.

Il renie, il renonce, il désavoue, il dément...

Il demande des comptes.

"Quand je vais au grand magasin, je vois ce que je paye. Dites-moi ce que vous ferez pour moi avec cet argent que je vous donne..."

Je ne vais pas épiloguer là-dessus, si vous avez cinq minutes, regardez la scène, elle n'est pas sous-titrée, ça vous fera travailler votre anglais.

Dans toute exposition de faits, il y a des enseignements que l'exposant veut vous faire tirer (visez juste SVP)

Un enseignement secondaire : le cinéma américain hollywoodien était sans doute parfois plus subversif que le pseudo cinéma indépendant actuel (non je ne citerai pas de nom... je ne regarde jamais les films indépendants parce que je n'y crois pas)

Un enseignement principal : certains d'entre nous sont plus attachés à nier des vérités fondamentales plutôt qu'à se poser des questions sur le contrat amoral qui les attache pieds et poings liés au Mensonge d'Etat.

Je ne développerai pas plus ce point. Je crois que vous avez très bien compris.

Envoi : Ah oui, je me demande combien d'entre vous pensent que Madoff purgera sa peine comme n'importe quel détenu de droit commun. Et combien d'entre vous trouvent normal qu'il soit protégé de la vindicte de ses co-détenus ?

Pourquoi je pose cette question et quel est le rapport avec ce qui a été dit précédemment ?

Il est grand, croyez-moi sur parole.

Cela dit, il me semble qu'il serait temps de penser à éviter que les erreurs, les horreurs, ne se produisent, avant que d'avoir à les punir par la suite.

12:01 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : capra, impôts, état, mensonge

29/01/2010

FAISONS LA PREUVE QUE L'ALTERNATIVE EST LA FORME LA PLUS SUBTILE ET LA PLUS RAFFINEE DE L'ENFERMEMENT IDEOLOGIQUE

Ainsi, moi, Pierre, Baroudeur renvoyé sur Terre par la Barbouze en Chef qui cuve son vin de messe sur son nuage rose éléphant, je bourlingue de bourg en bourg, à chaque fois plus bouleversé par l'ébouriffante et rabougrissante Bouffitude de notre bourgeoisante société.

Mani le Perse (étonnant non de citer les lointains ancêtres des Perses-écutés ?) refila le virus de la division à Lukas 1er, Prince d'Holy Woody Woodpecker, et le salmigondis du Bien et du Mal, assorti de leurs clichetants symboles de la Lumière et des Ténèbres, se répandit comme traînée de poudre de Perlimpinpin de par le monde non-civilisé mais en voie de l'être.

Ainsi donc, la luminosité céleste se réduisit à cette vision sans contraste : foin d'Aurore, de Crépuscule, de Brume ou Brouillard, de Soleil de Minuit, d'Aube ou de Point du Jour...

Non, ainsi que le résuma le grand Sophiste médiéval : "Jour... Nuit... Jour... Nuit". Oui le jour nuit à la nuit, comme la nuit ajoure le jour.

Plus de place pour la nuance, atomisé le Crépuscule des Dieux, oeuvre aux relents de fagot, dont la complexité même est suspecte.

Il nous faut des doctrines claires et limpides : le bon ne peut être mauvais et le mauvais ne sent jamais bon. Bon...

L'homme pré-pubère a besoin de repères, tout "oui mais..." est un blasphème à la face du Dieu Unique, qui ne tolère qu'une Vérité correctement assenée par Saint-Canard et Saint-Cathodique et Saint-Plasma et Saint-Ether-Net...

Il faut choisir, élire, sélectionner, trier, classer, comptabiliser, statistiquer, moyenner, incliner et s'engager...

Nous ne voulons pas être des salauds ni des ignorants : Saint-Sarthritique l'avait craché à la Bauvoiry en mal d'Art Scénique. Nous suivons son enseignement avec la constance de petits estudiants dé-Florés.

Oui, nous sommes à l'ère de l'alternative, forme subtile et pseudo-démocratique de l'aliénation mentale.

Face à l'autocratie, au despotisme, même non-éclairé, il y a une infinité de possibles ; dans le monde alternatif, le courant circule de manière autogérée et assis-toi hyène...

Nous sommes nous-mêmes nos propres geôliers et nos propres avocats : ce que les pédo-psychiatres appellent de leurs voeux, l'autonomie infantile.

Nous sommes des Alzheimer précoces, notre âge adulte est derrière nous, et nous l'avons déjà oublié.

Amnésiant non ?

21/01/2010

DON SALLUSTE

Pas surprise du tout. La politique fiscale et budgétaire, contrairement à ce que vous diront bien des économistes patentés, bien loin d'être rationnelle et logique, a toujours été pour un gouvernement, l'occasion de manifester ses choix idéologiques. Dis moi où tu prélèves, je te dirais qui tu es... Woerth, saucisse sur pattes, téléguidée par Détritus Premier, roi des Nains Béciles, ne fait qu'appliquer des principes magnifiquement mis en mots par le grand Marcel Jullian : "Les pauvres c'est fait pour être très pauvres et les riches très riches !"

19:33 Publié dans Critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, économie