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21/01/2010

EGO TE ABSOLVO JE SUIS UNE VRAIE ROME ANTIQUE

Au fond, que reste-t-il du romantisme, à part le mega tube de Karen Cheryl (la Kylie Minogue française mais refaite) et l'innommable concept album de la mère Lara (je vais encore me faire des amis, du style "c'est une grande dame de la chanson française quand même !" oui, depuis le temps qu'elle pisse pleure dans son violon, c'est vrai...)
Pas grand chose : une certaine confusion avec le terme romance, quelques vagues relents de nombrilisme béat... une peccadille...
Le conformisme ambiant peut il s'accommoder du romantisme ?
L'ego est il toujours passible d'introspection ?
Le jeune Werther souffre-t-il toujours autant ?
L'homme solitaire onanise-t-il toujours avec le même plaisir ?
Ah bah ! personnellement, je trouve que Messaline était une grande Romaine Antique...
Foin de torsion de l'esprit, elle préférait se tordre sous les coups de boutoir des légionnaires...
Qui a raison ? La blanche Ophélie qui flotte comme un grand lys ? Ou la folle blanchie qui frotte dans un grand lit ?
Ni l'une ni l'autre je le crois. Qu'il soit platonique ou sardonique, l'amour est toujours une vaste fumisterie, qu'on s'échine à attendre, tel un Godot godiche... pour déculpabiliser de s'être envoyé en l'air, sans parachute doré... gare à la chute (de reins)

Etonnant non ?

LA FILLE QUI NE DORT JAMAIS

« La fille qui ne dort jamais
Va au lit quand elle s'éveille
Quand ce corps qui la frôle
Lui montre la voie du salut
Elle repose sa bouteille vide
Lance à la compagnie
Un au revoir et à bientôt
Elle suit l'inconnu d'un pas titubant
Elle se plonge dans ces délices
Qui font si mal quand ils s'arrêtent
La fille qui ne dort jamais
Ferme les yeux et murmure à qui veut l'entendre
Encore et encore ne t'arrête pas
Empêche-moi de vivre mes rêves
Empêche-moi de voir mes cauchemars devenir réalité
Evite-moi le souvenir des belles années
Puis elle se tait se laisse faire
Et repart vers d'autres plaisirs mal partagés
La fille qui ne dort jamais
Lève son verre elle est assise
Au milieu des garçons qui l'admirent
A chacun son tour tout le monde en aura
Ils boivent le verre de l'amitié
Enfin d'une amitié qui ne dit pas son nom
Puis elle désigne d'un doigt tremblant
Celui qui la suivra pour cette fois
Elle plonge avec lui dans les draps
Elle le rassure il est beau il est fort
Il est le meilleur elle n'en connaîtra plus d'autres
Puis elle repart vers la nuit
Refaire une tournée du quartier
Bonsoir à la compagnie
Buvons encore et encore
La fille qui ne dort jamais
Va au lit quand elle s'éveille... »


22:47 Publié dans Lyriques | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fille, ville, amour, hommes

ENNUI

L'ennui était général et le baillement communautaire.

Se profilaient en ligne des wagons de femmes autotractées, n'attendant que leurs locomotives à vapeur d'encens et leur chef de "gare à toi le signal du départ n'est pas loin".

Il ne fallait pas renoncer au plaisir de puiser dans les bacs à lauréates, de fouiller les rayons de la petite mort, d'arpenter les allées des peines perdues.

Il suffisait de quelques mots à l'hésitation bien calibrée, aux faux accents d'incertitude, à la conviction molle et moite, et l'affaire se faisait, transaction hâtive, au black, sans ticket de caisse et sans garantie contre les vices cachés.

Et le vertige était à nouveau là. Dépasser les bornes et s'apercevoir qu'on tient encore la route. Franchir les frontières en sachant qu'on finira toujours par se dédouaner. Vertige de la toute-puissance et du contrôle des naissances et décès amoureux.

Elles sont ingénues, il est eugénique.

Elles s'ingénient, il singe et nie.

Mille e tre, disait le grand ancêtre. Lui en est à plus de trois mille. Le DJ résident de Séville peut revoir son mix marketing et son business plan.

Chez Tirso de Molina, pas d'internet, de webcam, ni de téléphone...

Ah oui, il y avait de la belle littérature, des tirades et des deux-ex machina. Cette histoire on pouvait l'écrire, en faire un festin de pierre.

Celle d'aujourd'hui mérite juste une lapidation rapide, aussi brève qu'un aller-retour adultérin et pathétique.

L'heure est au Time to Market et au flux tendu...

We are just fast fed up...

22:37 Publié dans Bref | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ennui, tristesse