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03/05/2012

BIOCHIMIE OU HERMENEUTIQUE EXAGEREE DE L'OEUVRE INCONNUE DE RANDOLPH CARTER

La forme suprême de l'Art n'est finalement que le Néant.

Même pas le détournement des sens et du sens, ni le contresens, ni l'absence de sens.

Nous ne connaissons rien de l'oeuvre de Randolph Carter, nous n'en dirons donc rien sinon l'essentiel de ce que nous en savons.

Nous sommes d'abord surpris par sa polysémie et son antisémie.

La prolixité et la nullité de sa "synthaxe" (sic) réfléchissent leurs images infraphoriques en-deça de la plénitude et de la vanité de sa formulation décantatoire.

Le transit glorieux maudit (sic) de la gerbe monotone de ses phrasés détonnants se réfère aux tours de reins psychotiques et kabbalistiques qui sont le fondement de sa pensée basique.

Une telle oeuvre ne saurait être appréhendée sans détours ni prérogatives.

On ne se confronte pas à ses textes comme aux derniers venus.

Encore faudrait-il les avoir en mains. Nous n'avons que la possibilité d'imaginer ce qu'il a peut-être écrit. Et encore, l'imagination est prise au piège de l'horreur verbale qui nous saisit lorsque nous tentons de cerner son message.

Randolph Carter existe-t-il vraiment ou n'est-il que l'ombre de nous-mêmes et des mots que nous prenons à témoin pour dire qu'il n'y a jamais rien à dire ?

Randolph Carter n'a rien dit, rien écrit et nous en parlons comme d'un vulgaire Nobel académique et sanctifié.

Ecrivain des écrivains, génie sans lumière, couleuvre littéraire, Randolph Carter disparaît et resurgit dès que l'on a la prétention de coucher avec les mots.

Plutôt que d'admettre ce que nous en pensons, nous n'émettrons que cela :

Aux livres au goût de chiottes
Des lettres tantôt chiures de mouches
Aussitôt postillons de nos coeurs
Ont accroché leur fiel
pour que nos yeux vomissent
L'aveugle et littéraire
Décoction de la mort

Randolph Carter vous salue bas et haut le coeur

Sic transit gloria mundi...

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