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17/05/2011

EKKYKLÊMA (bis)


Nous sommes tour à tour les animaux du cirque, les foules éructantes, les yeux indélicats, les scrutateurs en fond de salle et les hurleurs du premier rang...

Parce qu'elle nous sera à jamais inconnaissable, partielle et indicible, la Vérité nous filera entre les doigts, recomposée et remâchée, afin que nous puissions la digérer.

Il est de ces effondrements Macbethiens qui déboulent en plein coeur et galvanisent le corps social.

La Tragédie en direct est notre pitance. Elle est multiforme et infiniment renouvelable : qu'il s'agisse d'une gamine s'enfonçant inexorablement dans la boue, d'un gamin jeté dans un sac à la rivière, de bombardements incessants sur d'exotiques destinations, de tours dézinguées de leur piédestal hiératique, de maléfices radioactifs à n'en plus finir, d'un Puissant cloué au pilori, toujours le même scénario. La contemplation, béatifique moelle de boeufs spectateurs puis la philosophie au boutoir puis la logorrhée vermifuge puis l'oubli à géométrie variable...

Nous ne pouvons gloser que des effets, pas des affects.

Tandis qu'on expurge les boîtes noires d'un moultième crash aérien, le mystère, le seul et éternel Mystère reste entier.

Ce qui se loge dans la Boîte Noire d'un être humain.

Et ceux qui se targuent d'avoir des certitudes ne savent rien.

Nous ne savons rien.
Nous sommes ignorants.
Nous ne connaissons plus nous-mêmes.

Fin de l'Acte X

16:45 Publié dans Polemos | Lien permanent | Commentaires (0)

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