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13/11/2010

NEUVIEME PARTIE

 

J’avais laissé retomber le manuscrit sur mes jambes flageolantes. Jamais, il m’a semblé sur l’instant, je n’avais lu un tel fatras d’absurdités. Je veux bien croire que la folie nous pousse parfois à raconter n’importe quoi, mais là, la mesure était comble. Cette lecture d’outre-tombe m’avait anéanti. Même la fréquentation des écrits de Bataille ou Arthaud m’avait rendu moins nauséeux.

Et pourtant j’avais été, de son vivant, l’un des plus fervents admirateurs de Dessany. L’écrivain, non l’homme. Il est vrai que peu de gens appréciaient la compa-gnie de ce pédant, orgueilleux au dernier degré et donneur de leçon devant l’Éternel. Personne n’aimait cet air lubrique et inspiré qu’il affichait dès qu’il était question de mort, de sang ou de souffrances.

Certains critiques l’avaient surnommé “l’écrit-vain”, d’autres “le boucher des mots”, certains même “le cracheur de fiel”, et que sais-je encore ?

Pourtant, il faut reconnaître que ses oeuvres étaient toujours parfaites. Le grand-public, qui n’y comprend pas grand-chose, (c’est malheureux, mais c’est un fait) s’arrachait littéralement ses romans, car ils constituaient des exutoires, des catharsis qui ravalaient les tragédies antiques au rang d’aimables vaudevilles.

Mais là, j’ai été contraint de m’avouer sans ambiguïté que je me trouvais face à une oeuvre ratée. On ne comprenait pas très bien où Dessany voulait en venir. Le per-sonnage de Costanza était à peine esquissé, on n’apprenait rien de significatif sur sa démarche, sur les raisons de sa conduite. L’effroi engendré par le discours du narra-teur était tout juste moins que conventionnel. Le personnage de la femme, totalement inutile. Sans parler des grand-guignolesques apparitions sur la dalle de marbre rose...

Pourtant, il est vrai, quelque chose de malsain émanait de ce récit.

C’était, à ne pas s’y tromper, l’oeuvre d’un fou irrécupérable. L’incohérence du récit, les déclarations hasardeuses et fascisantes de Costanza, tout laissait entendre que c’était l’oeuvre d’un malade mental.

Rien d’étonnant, finalement, que Dessany se soit donné la mort dans cette mai-son où il avait achevé la rédaction de son histoire. Peut-être, dans un sursaut de lu-cidité, avait-il compris qu’il devenait dément et avait-il voulu abréger cette infamie ?

Il aurait mieux fait, par la même occasion, de brûler son manuscrit, tout comme il s’était brûlé la cervelle...

Je me souviens, comme si c’était hier, de la surprise générale que déclencha l’annonce de son suicide. Pour tous, Dessany était bien le genre d’homme qui ne se se-rait jamais donné la mort. La confiance en soi qu’il affichait, le succès de ses ou-vrages, tout poussait à croire qu’il ne serait jamais amené à cette terrible extrémité.

En ma qualité d’historien du fantastique, de chroniqueur de la folie littéraire, je n’ai pu qu’être intéressé par cette nouvelle. En aucun cas je n’ai été bouleversé par cette affaire, comme tant d’autres ont feint de l’être, qui ne se gênaient pas pour maudire le nom de Dessany de son vivant. Au contraire, j’étais presque enthousiasmé par cet événement qui m’ouvrait un nouveau champ d’investigation.

J’ai donc appris que Dessany s’était fait sauter le crâne au plomb de chasse dans une somptueuse villa marseillaise, louée à son nom deux mois avant sa mort.

On l’avait retrouvé dans cette maison par le plus grand des hasards. Depuis si longtems qu’il avait disparu, sa femme avait alerté les autorités. Elle ne s’inquiétait pas en général de ses absences (le Génie a parfois des errements excusables) mais là, plus de deux mois sans nouvelles, cela commençait à lui sembler bizarre.

C’est un chat coincé sur le toit de la Villa dans laquelle reposait le corps du fameux écrivain, et dont les miaulements avaient excédé le voisinage, qui mit les limiers sur la bonne piste.

L’un des pompiers, en escaladant une échelle, jeta distraitement un regard à travers un volet mal joint du rez de chaussée...

On n’avait retrouvé auprès de son cadavre gisant au milieu de la bibliothèque aucune explication, aucune note justifiant son geste. Chacun y est allé de son commentaire, de sa fumeuse analyse psychologique. Certains débats ont été plutôt houleux. Tout le monde pensait détenir la vérité, personne n’écoutant les arguments de l’autre. Mon Dieu, que tout cela était vain !

Avant d’avancer un quelconque avis, j’estimais étrange que Dessany n’ait écrit aucune lettre d’adieu, qu’il aurait du, dans la grande tradition des suicidés, laisser logiquement  près de lui. Décidé à percer le mystère de cette mort, je m’étais rendu sur le champ à Marseille.

J’ai vainement tenté d’entrer en contact avec sa veuve. Personne n’a pu m’indi-quer où elle se trouvait. Après les obsèques, elle avait mystérieusement disparu, sans laisser d’adresse. Même sa famille ne recevait plus de nouvelles depuis bien long-temps.

Bien peu de gens semblaient connaître cette jeune femme. Il semblait qu’elle ait vécu comme une sorte de recluse depuis son mariage avec Dessany, sortant rarement, ne se mêlant surtout pas à la riche société que fréquentait son mari. D’après les témoi-gnages que j’avais pu tout de même réunir, j’avais appris qu’il s’agissait d’une femme à la beauté fragile, à l’intelligence plus subtile que brillante, d’une compagnie agréable. J’en suis venu à regretter de ne pas la connaître personnellement. Les avis n’étaient partagés que sur un point : pour certains, Dessany avait traité sa femme de façon exécrable, pour d’autres, il en était fou amoureux.

Au vu du texte posthume que j’ai retrouvé, plus tard, j’en suis venu à m’en faire une idée plus personnelle. Dessany, incapable d’amour réel, comme la plupart des grands créateurs, éprouvait tout de même pour sa femme une pointe d’affection. Sa misogynie était plus affectée que véritablement ressentie. J’ai souvent retrouvé ce comportement chez ceux qui avouent mépriser les femmes. Cela relève plus d’une in-capacité à réellement dominer l’élément féminin qu’ils portent en eux que d’un dé-goût profond du sexe faible. Les grands créateurs redoutent plus les femmes en tant que rivales et souvent se réfugient dans leurs jupons en cas de panne d’inspiration. Les vrais misogynes ont plutôt été les grands Destructeurs. Quoique...encore, cette ana-lyse est, elle, trop superficielle.

Je n’avais donc pas trouvé trace de la mystérieuse Paulette Dessany. Ayant vrai-semblablement rempli sa mission lors des obsèques de son défunt mari et donné toutes les informations nécessaires lors de l’enquête de police qui avait suivi le décès de Dessany, elle n’avait sans doute pas voulu s’attarder dans cette région qui ne lui rappelait que de douloureux souvenirs.

Oui, mais cela n’arrangeait pas mes affaires. J’aurais voulu lui poser certaines questions. Puisque j’avais décidé de mener à bien un essai sur l’univers chaotique de ce célèbre écrivain, il m’aurait fallu plus que des racontars et des opinions subjectives pour produire une étude digne de ce nom.

Du côté des enquêteurs officiels, je n’ai pas obtenu grand-chose : méfiance, si-lence et remontrances, les trois stances adressées en général aux littérateurs qui tentent de percer les arcanes de l’Administration judiciaire.

Une autre piste se présentait. Dessany, comme tant d’autres génies tourmentés, faisait sans doute régulièrement appel à l’un de ces spécialistes (pompeusement appelés psychanalystes), plus ou moins charlatans qui explorent l’inconscient avec une impudeur qui n’a d’égale que leur incapacité à formuler un avis mesuré. Bien que n’ayant que peu de respect pour ce genre d’oiseau, j’ai fait mon enquête pour entrer en contact l’émule de docteur Knock qui s’était penché sur le cas Dessany.

Je n’ai pas eu de mal à mettre la main sur le spécialiste en question, le Docteur Hiéronimus G. Kadavrezski, diplômé de la Faculté de Cracovie. Son cabinet, situé dans la rue Dragon, à Marseille, était un archétype de design post-moderne. L’accent roulant  de celui qui m’accueillait obligeamment m’a confirmé d’emblée les polonaises consonances de son patronyme.

M’ayant fait les salutations d’usage, il est resté planté là, à me regarder par en-dessous, sans même m’inviter à m’asseoir.

J’ai immédiatement pensé que c’était sa stratégie pour intimider et déstabiliser les gens qu’il recevait. Un grand timide, peu sûr de lui, voilà comment je l’ai perçu au premier abord.

Le moins qu’on pouvait dire c’est qu’il ne payait pas de mine. Une petite chose râblée, au faciès insignifiant et caricatural : yeux globuleux grossis par d’énormes lu-nettes de myope, bouche étroite aux commissures tirées vers le bas, jambes grêles aux pieds énormes. Rien de bien fascinant en fin de compte.

Comme il ne bronchait toujours pas, continuant de m’observer avec jubilation, j’ai tout à coup eu l’envie de le planter là et de poursuivre mon enquête dans une autre direction. Mais je n’avais pas envie de faiblir devant ce Toulouse-Lautrec de la Psychanalyse, et j’ai continué de le dévisager froidement. J’avais pour moi l’assu-rance de mon mètre quatre-vingt dix et mes épaules de déménageur.

Le Docteur Kadavrezski a fini par émettre un petit rire satisfait et irritant puis s’est enfin décidé à parler.

-Vous n’êtes pas un sujet facile. Je gage que vous n’avez que méprrris pourrr les gens de ma sorrrte.

J’ai haussé les épaules avec indifférence et m’asseyant bruyamment dans un fauteuil en cuir qui faisait face à son bureau encombré de paperasses, je lui ai lancé :

-Mes impressions n’ont que peu d’importance dans l’affaire qui m’amène. Si vous permettez, c’est plutôt moi qui ai plusieurs questions à vous poser.

-Je suis cerrrtain que perrrsonne ne vous rrrésiste, en général. Il émane de vous une cerrrtaine autorrrité. Mais vous êtes comme ces chênes centenairrres qui ne plient pas mais se brrrisent un jour ou l’autrrre !

La pauvreté de sa métaphore m’a donné envie de lui ricaner à la figure.

-Je ne suis pas venu ici pour que vous me disiez qui je suis ni ce que je voudrais être. Je n’ai que faire des “logorrrrhées” et autres “diarrrrhées verrrbales” dont vous abreuvez vos clients. Parlez-moi plutôt de Jean Dessany.

Son aimable et irritant sourire a disparu instantanément, ainsi que son accent d’opérette. D’une voix froide et impersonnelle, il m’a demandé :

-A quel titre venez-vous pour me poser des questions aussi directes ? Vous êtes de la Police ? J’ai déjà reçu ces messieurs et je leur ai dit tout ce qu’il fallait...Celui que j’ai accepté de rencontrer, c’est le fameux Auguste Seznec, pas un impudent qui néglige les règles de la politesse ?

-Vous avez raison, j’oublie souvent les règles de la politesse, ces manies compulsatoires qui empoisonnent l’existence…

-Croyez-vous ? Bien, vous me plaisez, malgré votre muflerie. J’accepte de vous écouter… à condition que vous me disiez pourquoi vous vous intéressez de si près à ce pauvre chez Dessany.

-Curiosité professionnelle. Je suis le spécialiste de la folie littéraire, et il est bien naturel que je me penche sur ce cas...

-Et vous pensez qu’un médiocre charlatan de mon espèce peut vous être d’une quelconque utilité ? Allons, vous devriez vous abreuver à des sources beaucoup plus fiables !

Décidément, ce désespérant petit bout d’esprit avait la manie des métaphores va-seuses.

-Bien ! dis-je en me levant. Je crois que je n’ai plus rien à faire ici...

-Enfin ! enfin ! vous vous montrez humble. Vous m’en voyez ravi. Rassurez-vous, vous m’êtes tout à fait sympathique. J’apprécie vos ouvrages, ils me sont même utiles dans mon travail. Ne nous froissons pas, je suis sûr que nous pourrions enta-mer une collaboration fructueuse. Mais voyez-vous, il existe ce qu’on appelle le secret professionnel, vous comprenez que je ne peux pas laisser traîner des informations confidentielles dans les oreilles de n’importe qui.

-Mais j’ai toujours fait preuve d’une grande rigueur et d’une certaine discrétion dans mon travail !

Je me suis rassis, vexé de m’être laissé emporter et d’avoir ainsi montré mes faiblesses.

Kadavrezski, satisfait de la tournure des événements, avait immédiatement en-chaîné.

-Oh ! ça, je le sais bien. Franchement, que pourrais-je vous dire sur mon ex-client ? Il existe peu de cas spécifiques, et ces artistes sont toujours d’une banalité dés-espérante ! Juste un ego un peu trop gonflé et qu’il ne vous faut pas longtemps à soi-gner. Généralement, vous cernez le problème dès le deuxième ou troisième entretien, et après, tout cela n’est plus que du bricolage, de la retouche. Bref, ces affaires sont bien lucratives, mais fort peu intéressantes.

Il m’a considéré avec un étrange sourire.

-Avec vous, cela pourrait être beaucoup plus passionnant...

Je ne me suis senti aussi gêné que dans deux circonstances bien précises : la première, le jour où un homosexuel notoire, écrivaillon à ses heures, m’avait déclaré sa flamme dans une quelconque sauterie dans laquelle, je me demande pourquoi, je m’étais laissé entraîner, la deuxième, lorsqu’une admiratrice hystérique (mais dé-brouillarde) avait investi mon appartement, dans l’intention plus évidente de finir dans mon lit que de disserter sur mon dernier ouvrage.

J’ai horreur que l’on me manifeste un intérêt trop appuyé. Je n’ai pas choisi mon métier pour endurer les tracas de la célébrité et de la société du Tout-Paris. Je me sens tout de suite mal à l’aise et emprunté, je ne sais jamais comment me dépêtrer de ce genre de situations.

Un silence, pesant, s’est fait dans la pièce. Kadavrezski avait enfin réussi à me déstabiliser. Je ne savais vraiment plus quoi lui répondre. Finalement, c’est lui qui a détendu l’atmosphère.

-Mais, je sais bien que vous n’êtes pas du genre à avoir besoin de mes services. Vous êtes un homme sain, sans taches, sans obsession particulière, rien de secret et d’inavouable dans vos pensées...

Son ironie a eu bien moins d’effet sur moi que son intérêt pressant. J’avais réussi à me ressaisir.

-Donc, cela montre à quel point Dessany devait être un homme torturé !

Kadavrezski est parti d’un petit rire malsain.

-Touché, Seznec, vous m’avez touché ! Ah oui ! Ce pauvre Dessany avait besoin de mes services. Excusez l’expression, mais jamais je n’ai rencontré un taré pareil! Une engeance de malade mental, et pourtant j’en ai vu défiler des vertes et des pas mûres dans ce cabinet !

L’étonnant petit docteur semblait avoir perdu tout son sang-froid. Il se laissait aller, expulsant toute la bile qu’il avait accumulée au contact de ses patients, tenu trop longtemps par cette déontologie qui exigeait le silence le plus absolu durant les consultations.

-Jamais on n’aurait pu taxer Dessany d’être un vivant. Il ne pensait qu’à la mort, il était littéralement possédé. A se demander si du sang coulait dans ses veines, si de l’air filtrait par ses narines. Une véritable émanation de tombeau, voilà ce qu’il était ! Avec ça, méprisant et hautain, vous faisant sentir que c’était vous le malade et non lui. Mais...

Et le Docteur Kadavrezski a baissé le ton, et d’un air confidentiel, a ajouté :

-...je lui ai fait ravaler ses prétentions, je l’ai maté moi ! Je n’aime pas ce genre d’olibrius, toujours à vous donner des leçons et ne jamais vouloir en recevoir...Car c’était un faible, un obstiné, un de ceux qui pensent avoir tous les atouts pour écraser les autres et se retrouvent un beau matin, abandonné, et en proie à la moquerie du plus grand nombre...

D’un air vulgaire, en gonflant ses joues au maximum, de telle sorte qu’il rappe-lait quelque part un chérubin soufflant dans une trompette (mais alors vraiment avec le plus de recul possible), il a conclu :

-Vous voulez savoir ce que c’était ? Un gugusse, ni plus ni moins...

Et il s’est tu, satisfait de sa répartie finale.

J’ai jubilé intérieurement, fier d’avoir réussi à faire sortir de ses gonds cet hor-ripilant petit personnage.

-Mais alors, pensez-vous que c’était le genre à se donner la mort ?

Pour la première fois, Kadavrezski a eu un geste de découragement.

-C’est à n’y rien comprendre ! Dessany n’était pas de ceux qui se suicident, ni par découragement, ni par dégoût. Minable, mais trop infatué de lui-même pour en venir un jour à ces extrémités. Il aurait vraiment fallu un motif puissant, que quel-qu’un lui montre la cruelle vérité de son personnage. Mais ça, même moi, n’y suis pas parvenu !

Il semblait considérer que ce critère était le moins discutable possible.

-Oui, ai-je ajouté. D’autant plus que Dessany n’aurait sans doute pas accompli ce geste désespéré sans au moins laisser un dernier message, une note expliquant son geste. Il aurait sans doute voulu finir en beauté !

-Bravo Monsieur Seznec ! Vous n’avez plus qu’à prendre ma place, je vous la cède bien volontiers ! Soyons sérieux, vous croyez bien que j’y aie songé et que je n’ai pas attendu vos remarques pertinentes pour réfléchir à la question.

Je l’ai laissé à son ironie facile et sans intérêt.

-Mais alors ? S’est-il vraiment suicidé ? Ne serait-ce pas plutôt un meurtre ma-quillé ?

Kadavrezski a pris son air le plus suffisant pour me répondre.

-Ça, c’est une grande question. En tout cas, je n’ai rien fait pour la soumettre à ces imbéciles de policiers. J’aime brouiller les pistes… Je leur ai tenu un discours tout inverse, leur ai parlé de soi-disant tendances à la dépression chez mon client : ils ont eu l’air très satisfait. C’était bien le moins que je puisse faire pour eux.

Je suis resté songeur quelques instants, puis, me levant brusquement :

-Non ! je reste convaincu que Dessany s’est donné la mort ! Bon ! je n’ai rien ap-pris de nouveau ici, mais je finirai bien par trouver une explication rationnelle à son geste. Quoiqu’il en soit, merci de m’avoir aidé...

-Mais vous êtes le bienvenu ici, à n’importe quel moment du jour et...

J’ai cru qu’il allait rajouter “de la nuit”, mais il a rougi et n’a plus rien dit. Je lui ai vigoureusement secoué la main, et, au moment, où je franchissais la porte, j’ai bien eu l’impression d’entendre le Docteur Kadavrezski marmonner dans sa barbe : “Qu’est-ce que vous êtes beau !”

...Et je n’étais pas du genre à imaginer ce genre de choses ! Après tout, chacun ses faiblesses, Docteur Kadavrezski...

Je pensais que jamais je ne le reverrais, pourtant...

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