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10/01/2010

CAMERA OBSCURA (XXS STORY 2)

Quand mon oeil a serré de près le faux-col des faux-culs, je ne darde pas à pointer ma tête d'épingle sur leur noeud cravaté.

Il faut dire que l'icônerie humaine est sans limite, une forfaiture illimitée, un véritable catalogue d'images épineuses libres de droite et de gauche.

Je braque ma bêtat-cam vers le point de con-vergence et déroule du celluloïd en bobines innombrables sur leurs tronches de Quake.

Je numérise à tout-va : 1-0 1-0 1-0 (...) 1-0... Le score cybernétique est immuable, l'acide ascétique ne se conjugue pas en base 2.

Je fais une fixation sur les révélateurs de lumière... Nada, Nadar t'es qu'un contretype négatif et sans code à chrome...

Je me glisse parmi les invités de l'Arlésienne. De larges antiques clichés se succèdent à la vitesse de la lumière.

Clic clac, voici de bien belles gueules amusées sur canapé. J'en croquerai bien un ou deux mais mon point aveugle me chatouille le nerf optique.

Je ferme les yeux et j'imagine ce que serait ma vie sans ce bombardement phototropique, sans cette pluie d'étoiles filantes, sans cet enfer luciférien.

Et je zoome vers un homme aux contours flous mais plutôt photogéniques et lui murmure avec toute l'énergie solaire qu'il me reste...

"Viens voir mon Infrarouge, je vais t'Ultravioler..."

15:57 Publié dans Bref | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, photographie, caméra

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