11.05.2012
DE LA BEAUTE MASCULINE ET TOUT BIEN CONSIDERE...
Fut un temps où je fuyais les beaux hommes, disons ceux dont le physique m'émulsionne le cerveau reptilien... Les longues mèches noires tombantes à la Albator sur un visage émacié ou taillé à la serpe, les looks surfeurs californiens au blond passé à l'écume de mer, les clones de Sid Vicious ou de John Frusciante, les Joe d'Alessandro, les gratteux virils au regard de brume, les profils aquilins aux lèvres fines, le viril quinqua buriné par le sel marin et les jouvencelles marinées... bref tout un Panthéon de Dieux plus ou moins canoniques mais esthétiquement corrects...
Je croyais que l'homme beau, au physique avantageux, est un cauchemar pour la femelle... alors je faisais dans le hors norme : le pachydermique, l'étique, le triple foyer, l'insipide transparent, le boutonneux, le gras du bide, que sais-je encore ? Me disant que je serai pour eux comme la blonde lumière divine s'infiltrant jusqu'au trou saumâtre et marécageux de leur disgrâce...
Heureusement, les circonstances, plus ou moins festives et avinées, les moments de désarroi et de lâcher prise ont fait que je me suis parfois (souvent) retrouvée plongée dans l'éphèbe, le Praxitèle, le marlonbrandesque, ou le viril au je-ne-sais-quoi d'aguichant...
Je n'en retire que de bons souvenirs, à quelques exceptions schizoïdes près...
Par contre, les disgracieux ne m'ont apporté que disgrâce, les mal pointés du désappointement, les ratés de l'outrage, les difformes du morfondage (sic)
Mon échantillon statistique hautement significatif me fait dire : l'Homme Beau est Bon avec Moi...
Ma décision est prise : je vais quitter Tussaud pour Uffizi, Bacon pour Michelange, Browning pour Morrissey...
Telle la Junon rentrant au foyer, je m'écrirai : "Quel bel âtre !"
Tel le Johnny remontant sur scène, je rallumerai le feu
Tel le Aschenbach lézardant sur la plage, je contemplerai Tadzio
Telle Aphrodite sortant de son coquillage j'embrasserai Sandro
Astonishing no ?
18:46 Publié dans Astonishing no ? | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : éphèbe, beauté, masculine, alessandro, tadzio, sid vicious, viril
03.05.2012
BIOCHIMIE OU HERMENEUTIQUE EXAGEREE DE L'OEUVRE INCONNUE DE RANDOLPH CARTER
La forme suprême de l'Art n'est finalement que le Néant.
Même pas le détournement des sens et du sens, ni le contresens, ni l'absence de sens.
Nous ne connaissons rien de l'oeuvre de Randolph Carter, nous n'en dirons donc rien sinon l'essentiel de ce que nous en savons.
Nous sommes d'abord surpris par sa polysémie et son antisémie.
La prolixité et la nullité de sa "synthaxe" (sic) réfléchissent leurs images infraphoriques en-deça de la plénitude et de la vanité de sa formulation décantatoire.
Le transit glorieux maudit (sic) de la gerbe monotone de ses phrasés détonnants se réfère aux tours de reins psychotiques et kabbalistiques qui sont le fondement de sa pensée basique.
Une telle oeuvre ne saurait être appréhendée sans détours ni prérogatives.
On ne se confronte pas à ses textes comme aux derniers venus.
Encore faudrait-il les avoir en mains. Nous n'avons que la possibilité d'imaginer ce qu'il a peut-être écrit. Et encore, l'imagination est prise au piège de l'horreur verbale qui nous saisit lorsque nous tentons de cerner son message.
Randolph Carter existe-t-il vraiment ou n'est-il que l'ombre de nous-mêmes et des mots que nous prenons à témoin pour dire qu'il n'y a jamais rien à dire ?
Randolph Carter n'a rien dit, rien écrit et nous en parlons comme d'un vulgaire Nobel académique et sanctifié.
Ecrivain des écrivains, génie sans lumière, couleuvre littéraire, Randolph Carter disparaît et resurgit dès que l'on a la prétention de coucher avec les mots.
Plutôt que d'admettre ce que nous en pensons, nous n'émettrons que cela :
Aux livres au goût de chiottes
Des lettres tantôt chiures de mouches
Aussitôt postillons de nos coeurs
Ont accroché leur fiel
pour que nos yeux vomissent
L'aveugle et littéraire
Décoction de la mort
Randolph Carter vous salue bas et haut le coeur
Sic transit gloria mundi...
21:44 Publié dans Performances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : randolph carter, nonsense, littérature, polysémie, herméneutique, kabbale
BIOCHIMIE OU HERMENEUTIQUE EXAGEREE DE L'OEUVRE INCONNUE DE RANDOLPH CARTER
La forme suprême de l'Art n'est finalement que le Néant.
Même pas le détournement des sens et du sens, ni le contresens, ni l'absence de sens.
Nous ne connaissons rien de l'oeuvre de Randolph Carter, nous n'en dirons donc rien sinon l'essentiel de ce que nous en savons.
Nous sommes d'abord surpris par sa polysémie et son antisémie.
La prolixité et la nullité de sa "synthaxe" (sic) réfléchissent leurs images infraphoriques en-deça de la plénitude et de la vanité de sa formulation décantatoire.
Le transit glorieux maudit (sic) de la gerbe monotone de ses phrasés détonnants se réfère aux tours de reins psychotiques et kabbalistiques qui sont le fondement de sa pensée basique.
Une telle oeuvre ne saurait être appréhendée sans détours ni prérogatives.
On ne se confronte pas à ses textes comme aux derniers venus.
Encore faudrait-il les avoir en mains. Nous n'avons que la possibilité d'imaginer ce qu'il a peut-être écrit. Et encore, l'imagination est prise au piège de l'horreur verbale qui nous saisit lorsque nous tentons de cerner son message.
Randolph Carter existe-t-il vraiment ou n'est-il que l'ombre de nous-mêmes et des mots que nous prenons à témoin pour dire qu'il n'y a jamais rien à dire ?
Randolph Carter n'a rien dit, rien écrit et nous en parlons comme d'un vulgaire Nobel académique et sanctifié.
Ecrivain des écrivains, génie sans lumière, couleuvre littéraire, Randolph Carter disparaît et resurgit dès que l'on a la prétention de coucher avec les mots.
Plutôt que d'admettre ce que nous en pensons, nous n'émettrons que cela :
Aux livres au goût de chiottes
Des lettres tantôt chiures de mouches
Aussitôt postillons de nos coeurs
Ont accroché leur fiel
pour que nos yeux vomissent
L'aveugle et littéraire
Décoction de la mort
Randolph Carter vous salue bas et haut le coeur
Sic transit gloria mundi...
21:41 Publié dans Performances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : randolph carter, nonsense, littérature, polysémie, herméneutique, kabbale




